« Le ministère de l’Environnement est sanctionné pour la huitième fois », rappellent France Nature Environnement (FNE), la LPO et Humanité et Biodiversité dans un communiqué du 8 juin 2016. Les trois associations environnementales avaient saisi le Conseil d’État en annulation des arrêtés ministériels prolongeant la chasse au-delà du 31 janvier.

« La chasse en février affecte des oiseaux en migration prénuptiale. Elle est contraire à la directive européenne sur les oiseaux et à la loi française qui imposent la protection complète des oiseaux en période de reproduction », avaient-elles plaidé.

En 2015, l’arrêté était conforme. C’est une circulaire qui a provoqué le courroux des associations. « La ministre de l’Environnement a écrit au directeur de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et à tous les préfets pour leur confirmer que la chasse serait bien fermée au 31 janvier, mais qu’il ne faudrait pas verbaliser les chasseurs en infraction entre le 1er et le 9 février ! »

FNE, la LPO ainsi que Humanité et Biodiversité dénoncent cette année des « consignes verbales » pour les chasseurs d’oies ne soient pas verbalisés en février. « Officialiser le braconnage n’est pas compatible avec un État de droit. »