Au 1er juillet 2013, le service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture estime la production de cerises à 40.100 tonnes, soit une hausse de 32 % comparé à la faible récolte de 2012, mais une baisse de 7 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Dans la Région Paca, les vents violents entraînent des chutes de fruits. La présence de la mouche Drosophilasuzukii pourrait engendrer plus de pertes que prévu. La production de certaines parcelles est d'ores et déjà touchée à 20-30 % par ce ravageur. A cela s'ajoutent les difficultés de commercialisation qui n'incitent pas les producteurs à ramasser leur production. De ce fait, la production pourrait être revue à la baisse d'ici à la fin de la campagne. Néanmoins, la production serait au final plus importante que la faible récolte de 2012.

Dans le Rhône-Alpes, la récolte de burlats est terminée. La production de ces variétés est déficitaire en raison de chutes physiologiques importantes et de calibres réduits. Le potentiel des variétés tardives s'annonce meilleur. La campagne devrait se prolonger cette année dans les zones d'altitude en raison du retard de production.

Dans le Languedoc-Roussillon, les intempéries climatiques ont provoqué l'éclatement des fruits et favorisé la moniliose, avec des difficultés de conservation. La mouche drosophile a causé des dégâts dans quelques vergers. La prévision de récolte est donc revue à la baisse. Elle devrait tout juste dépasser celle de 2012.

Dans le Midi-Pyrénées, l'excès d'humidité a provoqué sur les variétés précoces l'éclatement des fruits et parfois une absence de récolte. L'épisode de grêle du 18 juin cause des dégâts étendus sur les vergers du Tarn-et-Garonne et du Lot, pénalisant la production de cerises tardives. De plus, la mouche drosophile provoque quelques dommages. La production est revue fortement à la baisse depuis la dernière prévision.

La commercialisation des cerises commence tardivement, retardée par les conditions climatiques fraîches et humides. La demande en mai, peu favorisée par la météorologie, se montre prudente. Avec le mauvais temps, la qualité des fruits est hétérogène, ce qui conduit parfois à des tris. Pour autant, l'indice des prix en mai est supérieur de 25 % à la moyenne 2008-2012. En fin de mois, la commercialisation de la burlat touche à sa fin dans le Roussillon.

Dans la première partie du mois de juin, l'offre est encore limitée et la demande pour le produit du Sud-Est est encore présente. Avec les volumes en augmentation, la deuxième partie du mois est chahutée. En lien avec la météorologie anormalement fraîche et humide, la demande n'est pas au rendez-vous. Malgré une qualité en amélioration, le marché devient difficile.

Les cours moyens se situent encore au-dessus de la moyenne 2008-2012 (+10 %), mais ils masquent des disparités importantes.