Les pluies récentes devraient avoir un impact plus important sur le blé dur que sur le blé tendre, notamment sur le critère de Hagberg, a noté Rémi Haquin, président du conseil spécialisé pour la filière céréalière de FranceAgriMer, lors d’un point de presse mercredi 12 juillet. « Néanmoins, il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir, il y aura suffisamment de blé de bonne qualité cette année », a-t-il précisé. La production française de blé tendre est estimée entre 36 et 37 millions de tonnes (Mt).

Assolement varié en 2017

Les résultats d’une enquête de FranceAgriMer sur les variétés de céréales à pailles de la récolte de 2017 montrent une tendance à la diversification en blé tendre : aucune variété ne dépasse 10 % de la sole nationale. Rubisko se maintient en tête du classement comme l’an dernier, à 9,5 % de la sole nationale, suivie de Fructidor, qui progresse fortement à 7,8 %. Les variétés Nemo et Descartes entrent dans le top 10.

FranceAgriMer note la forte progression des mélanges variétaux de blé tendre, qui passent de 3,7 % en 2015-2016 à 4,8 % cette année. Même constat pour les mélanges de variétés de triticale, qui passent de 2,9 % à 4,8 % de la sole.

Légère révision des exportations

Concernant la campagne de 2016-2017, les chiffres sont désormais quasi définitifs. FranceAgriMer chiffre la collecte de blé tendre à 26,1 Mt, estimant qu’il reste encore 100 000 tonnes de blé départ ferme restant à collecter.

L’Algérie reste la première destination du blé français vers les pays tiers, suivi de la Côte-d’Ivoire et de Cuba, « l’un des rares pays à afficher une hausse par rapport à la campagne précédente », a noté Olivia Le Lamer, de FranceAgriMer. 277 000 tonnes y ont été embarquées depuis les ports français.

Les exportations de blé tendre vers l’Union européenne ont été revues à la hausse de 200 000 tonnes, essentiellement vers la Belgique et l’Espagne.

L’embarquement des orges vers les pays tiers reste élevé, à 2,4 Mt. Avec 13 % des exportations vers les pays tiers, la Tunisie enregistre le plus haut niveau jamais atteint (315 000 tonnes). Le stock final d’orges sur le marché est légèrement relevé à 1 Mt.

A.M.