Lors de sa conférence annuelle, le 11 juin 2013 à Londres, le Conseil international des céréales (CIC) a indiqué que la baisse du commerce mondial du blé pourrait être liée à une moindre demande de l'alimentation animale qui se reporterait sur le maïs, dont les disponibilités sont attendues en hausse.

Avec 136,8 millions de tonnes (Mt) devant être échangées dans le monde en 2013-14, selon le CIC, le blé garde la première place dans les échanges mondiaux de céréales. Mais, depuis 2011-12, lorsqu'il atteignait 145 Mt, le commerce global du blé est en recul. Cependant, les faibles stocks de la fin de la campagne de 2012-13 en maïs devraient permettre aux blés fourragers de la mer Noire de rester attractifs jusqu'à l'arrivée de la nouvelle récolte de maïs sur le marché mondial.

Différents facteurs expliquent cette baisse des échanges de blé. Premièrement, le fait que les disponibilités supplémentaires en mer Noire serviront à reconstituer les stocks de la Russie, de l'Ukraine et du Kazakhstan, qui se sont fortement réduits en 2012-13. Les trois pays exporteraient 27,5 Mt de blé, soit seulement 3,2 Mt de plus qu'en 2012-13, mais toujours 10 Mt de moins que le record de 2011-12.

Par ailleurs, les achats iraniens se réduiraient de 2 Mt sur la prochaine campagne, revenant à 3,1 Mt en raison d'importants achats de blé ces dernières années, voire ces dernières semaines, qui ont permis de constituer des stocks conséquents.

Enfin, l'Égypte, dont les finances sont au plus bas, n'importerait que 9,2 Mt de blé en 2013-14, soit un peu plus que les 9 Mt de 2012-13, mais moins que les 11,6 Mt de 2011-12 et les 10,4 Mt de 2010-11. Le pays souhaiterait favoriser l'approvisionnement local.

François Guion