Le conseil spécialisé des céréales du 10 avril 2013 de FranceAgriMer a apporté très peu de changements aux bilans céréaliers français.

Blé tendre

En blé tendre, les utilisations intérieures restent sur un niveau identique au mois dernier à 15 millions de tonnes (Mt), en baisse de 500.000 t par rapport à la campagne précédente. Les perspectives d'expédition vers l'UE sont très légèrement réduites (-20.000 t). Elles sont en forte baisse (-800.000 t) par rapport à l'année dernière.

Les exportations vers les pays tiers sont maintenues sur un niveau élevé (10,1 Mt) par rapport aux 8,5 Mt de l'année dernière. Preuve de ce dynamisme, au 5 avril, la France avait déjà exporté plus de 8,4 Mt. Les stocks de report sont quasi inchangés par rapport au mois dernier (+13.000 t), mais inférieurs de 300.000 t à la moyenne des cinq dernières années.

Selon Xavier Rousselin, responsable de l'unité de marché des grandes cultures chez FranceAgriMer, « le stock de 2,6 Mt est suffisant pour faire la soudure entre les deux campagne au mois de juillet ».

Maïs

En maïs, les utilisations intérieures sont maintenues au même niveau que le mois précédent. Elles sont cependant en retrait de près de 300.000   par rapport à l'année dernière. Les exportations vers l'UE sont en baisse de 175.000 t par rapport aux estimations du mois de mars et de 750.000 t par rapport à l'année dernière.

En effet, le maïs français est fortement concurrencé par le maïs ukrainien plus compétitif sur le marché communautaire. Cette situation se reflète dans le niveau record atteint par les certificats à l'importation de maïs attribués par Bruxelles (8,8 Mt au 2 avril).

Les exportations vers les pays tiers progressent de 50.000 t (à 550.000 t) par rapport au dernier bilan et de 130.000 t par rapport à la dernière campagne. Le stock de fin de campagne progresse de 200.000 t par rapport au mois dernier. Il est supérieur à la moyenne des stocks des cinq dernières années.

Orge

En orge, les exportations communautaires sont maintenus par rapport au dernier bilan, mais, elles progressent de 150.000 t par rapport à l'année dernière. Sur les pays tiers, les exportations sont de nouveau révisées en hausse de 100.000 t. Elles progressent ainsi de plus de 1 Mt par rapport à la campagne précédente à 1,8 Mt.

Cela s'explique par le fait que l'Ukraine a moins d'orge à exporter et que les orges argentines ne correspondent pas aux standards de qualité (même en orge fourragère).

« C'est une année excellente pour les orges à l'exportation, se réjouit Xavier Rousselin. Le stock de fin de campagne laisse même la place à de nouvelles affaires. » En effet, le stock fin progresse de 64 % par rapport à la campagne précédente à 1,57 Mt.

Blé dur

Les utilisations par les fabricants d'aliments du bétail sont en baisse de 100.000 t par rapport au mois dernier. A la fin de février, seulement 30.000 t étaient utilisées en alimentation du bétail. Les expéditions vers l'UE sont réévaluées de 70.000 t et celles vers les pays tiers progressent de 40.000 t.

Ces expéditions restent faibles par rapport à l'année dernière en raison de problèmes qualitatifs. Au final, les stocks de fin de campagne ne bougent pas à 2,29 Mt.

F.V.