La Chine se positionne sur le marché de l'orge comme principal acheteur des orges françaises fourragères et de brasserie. Les rendements exceptionnels relevés en maïs laissent entrevoir une offre abondante qu'il faudra écouler malgré des prix faibles.

Lors sa conférence de presse du mercredi 8 octobre 2014, le conseil spécialisé de la filière céréalière de FranceAgriMer a relevé quelques points clefs concernant la campagne 2014-15 d'orge et de maïs.

Les exportations d'orge sur pays tiers attendraient 2,2 Mt contre 1,6 Mt la campagne dernière

Dans un premier temps, les embarquements en orge ont commencé. Plus précisément, les achats chinois d'orges françaises ont déjà atteint 547.000 tonnes au 3 octobre, alors qu'ils ne dépassaient pas les 100.000 t sur l'ensemble de la précédente campagne. Ces achats représentent à la fin de septembre 53 % du total exporté. La Chine se positionne comme un acheteur d'orges de brasserie et fourragères françaises. En revanche, l'office observe un fort recul vers l'Arabie Saoudite, premier acheteur mondial, qui n'a importé que 75.000 t d'orges françaises à la fin de septembre. Les exportations à destination des pays tiers ont ainsi été revues à la hausse de 200.000 t et attendraient 2,2 Mt contre 1,6 Mt la campagne dernière. La collecte est revalorisée de 170.000 t.

Augmentation de 12 % de la production de maïs au niveau national

Autre fait marquant : l'hypothèse d'une augmentation de 12 % de la production de maïs au niveau national alors que les surfaces sont en diminution de 2,6 %. FranceAgriMer estime une production à hauteur de 16,2 Mt (ce chiffre ne tient compte que du maïs grain). Ce chiffre est relativement faible par rapport aux prévisions des opérateurs mondiaux mais se justifie par le fait que la part de maïs récoltée est encore très faible, seulement 3 % des surfaces ont été récoltées. Les rendements exceptionnels relevés sur quelques parcelles ne sont donc pas forcément représentatifs de la récolte moyenne au niveau national. Les affectations de surfaces en ensilage ou en maïs grain sont encore inconnues mais le prix faible du maïs pourrait inciter à l'ensilage.

Les débouchés vers l'alimentation animale estimés en retrait

De manière générale, les débouchés vers l'alimentation animale sont estimés en retrait en orge et en maïs par rapport à la campagne précédente du fait des difficultés conjoncturelles que connaît le secteur. En outre, FranceAgriMer revoit à la baisse de 100.000 t par rapport au mois dernier les utilisations du blé tendre dans l'alimentation animale.

Claire Faure