Même pas mal. Les récentes accusations portées contre Xavier Beulin de trop défendre le secteur agro-industriel semblent au contraire l’avoir conforté : devenu président de la FNSEA en 2010, succédant à Jean-Michel Lemétayer, le Loirétain a annoncé le 25 janvier sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de la centrale.

Avec pour priorités : « De consolider notre réflexion sur quelle politique agricole commune nous voulons après 2020, avec comme question centrale la résilience. Quand on a une Europe qui a démantelé tous les outils de gestion de marché, est-ce qu’on n’est pas allé trop loin ? »

Sortir d’un traitement social de l’agriculture

Le syndicaliste se montrera ainsi très attentif, a-t-il prévenu, aux programmes des candidats aux élections présidentielles : « Je me suis ému que dans le débat des primaires de la droite et du centre on n’avait pas ou peu parlé d’agriculture, c’est la même chose pour les primaires du parti socialiste. »

Il attend des candidats « qu’ils s’expriment, et pas seulement de manière compassionnelle mais dans le souci de dire que c’est un secteur important pour le pays. La France a aujourd’hui besoin de retrouver une véritable ambition pour son agriculture, pour ses agriculteurs ». Et de se montrer vigilant sur « leurs grandes orientations concernant la Pac, l’intérêt porté à l’agriculture et à nos territoires ruraux ainsi que sur les sujets concrets de fiscalité, de financement ou de statut de l’agriculteur », a-t-il précisé.

Les candidats seront invités à s’exprimer sur ces sujets à l’issue du congrès de la FNSEA, qui se tiendra du 28 au 30 mars 2017, à Brest, et qui devrait élire, sans trop de suspens, Xavier Beulin pour un nouveau mandat.

Rosanne Aries avec l’AFP