Le président François Hollande a souhaité samedi que le sommet de Bruxelles consacré cette semaine au budget de l'Union européenne 2014-2020 aboutisse à « un accord » tout en préservant le financement des « politiques de cohésion » et « la politique agricole commune ».

M. Hollande a exprimé cette position lors d'un entretien d'une heure et demie à l'Elysée avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à cinq jours de ce sommet extraordinaire qui se tient jeudi et vendredi prochains à Bruxelles.

« Le président de la République a marqué son souhait de parvenir à un accord sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020 », a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Mais il a aussi « réaffirmé sa volonté que le budget de l'Union européenne, tout en restant compatible avec la maîtrise de nos finances publiques, contribue à la croissance et à l'investissement par le financement des politiques communes, en premier lieu la Pac dont les crédits doivent être préservés, la politique de cohésion, ainsi que par de nouveaux instruments consacrés à la recherche et à l'innovation, aux grands projets et aux infrastructures », a-t-on ajouté.

M. Hollande a également redit « la nécessité de mettre en oeuvre les décisions prises pour assurer la stabilité de la zone euro » en particulier l'adoption avant la fin de l'année d'un mécanisme de supervision bancaire unique afin que celui-ci « soit mis en oeuvre de manière opérationnelle en 2013 ».

Samedi matin, en marge du sommet ibéro-américain de Cadix (Espagne), M. Barroso avait, lui aussi, dit espérer un accord à Bruxelles, admettant toutefois que ce serait « un exercice difficile ».

Selon plusieurs sources, les négociations incluant les 27 pays de l'UE pourraient se poursuivre jusqu'à dimanche.

Le président du Conseil européen, Herman van Rompuy, a proposé mercredi de réduire de 75 milliards d'euros la proposition de budget de 1.033 milliards faite par la Commission européenne, notamment en réduisant de 29,5 milliards les crédits de paiement demandés pour la politique de cohésion et de 25,5 milliards les aides pour la Pac. Un choix rejeté par plusieurs pays comme la France ou la Pologne.

La politique de cohésion est le deuxième poste du budget européen avec 43 % des dépenses en 2011, juste derrière la Pac (44 %).