Les crédits de la mission de l'agriculture ont été défendus par le ministre, Stéphane Le Foll, mardi devant la commission des finances et la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. L'examen en séance publique interviendra le jeudi 6 novembre 2014.

Les amendements et le projet de budget devaient être votés mardi dans l'après-midi. C'était l'occasion pour le ministre d'argumenter ses choix.

Au sujet de l'assurance contre les aléas climatiques, « il faut que tout le monde puisse s'assurer avec un contrat socle », a rappelé le ministre. « On a calé les DPA [dotation pour aléas] pour que les agriculteurs fassent des provisions dans la loi rectificative pour 2014. Sur les 1 % du premier pilier vers le deuxième, soit 200 M€ aujourd'hui affectés à la modernisation, ces fonds pourront par la suite servir l'assurance ».

Sur les chambres d'agriculture, le ministre a été ferme : « Les fonds de roulement seront sollicités ; tous les établissements publics feront des efforts pour baisser les déficits publics. Cela ne mettra pas leur mission en péril, ce n'est pas vrai ! »

Autre point critiqué, la fin de l'exonération des cotisations salariales pour les contrats relatifs aux vendanges (qui représentent 315.000 contrats par an) et des établissements de travaux. « Cela ne remet pas en cause le coût du travail pour les employeurs ! », a répété Stéphane Le Foll, arguant que la fin de l'exonération implique des charges à payer par les salariés et non pas par les employeurs. « Les autres avantages des contrats vendanges restent ! Il n'y a pas de suppression des contrats vendanges. »

S.B.