Réunis à Bruxelles le 25 novembre 2018, les 27 pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni ont approuvé le traité sur le Brexit, après 17 mois de discussion. Une première étape, avant le vote du Parlement britannique qui doit intervenir à la mi-décembre, dans un contexte politique tendu outre-Manche.

60 % des exportations agroalimentaires britanniques sont destinées à l’Union européenne

Le Comité des organisations professionnelles agricoles (Copa) et le Comité général de la coopération agricole de l’Union européenne (Cogeca) ont salué cette décision, alors que l’agriculture est l’un des secteurs les plus concernés par les futurs échanges commerciaux entre les deux camps. Les deux organisations se félicitent que la perspective d’un scénario de « non-accord » s’éloigne, estimant que cela serait « catastrophique pour la filière agricole européenne », si des tarifs douaniers étaient réintroduits. Ils rappellent que 60 % des exportations agroalimentaires britanniques sont destinées à l’UE et que la grande majorité des importations du Royaume-Uni provient du territoire européen.

La prochaine étape sera sans doute la plus compliquée pour Theresa May : convaincre le Parlement britannique d’approuver le traité de sortie de l’Union européenne. Les tensions au sein même de son propre camp sont palpables. Les quinze prochains jours s’annoncent décisifs pour le Premier ministre… Et pour l’agriculture européenne.

Bertille Quantinet