« Le ministère de l’Agriculture en Argentine a suspendu (mercredi) les enregistrements pour les exportations de produits agricoles jusqu’à nouvel ordre, probablement en attendant l’annonce de nouvelles hausses des taxes sur les exportations », remarquent les analystes de la maison de courtage Allendale. L’Argentine étant un gros exportateur de soja et de tourteaux de soja, cette décision pourrait peser sur les ventes du pays, ce qui par ricochet pourrait favoriser les exportations américaines de soja.

Dans le même temps, le rapport hebdomadaire sur les ventes de produits agricoles américains à l’étranger a montré que les Chinois avaient acheté du sorgho, du porc et du soja lors de la semaine se terminant le 20 février 2020. « Ce sont des niveaux plus faibles qu’habituellement à cette période de l’année, mais cela montre que les Chinois passent bien quelques commandes », souligne Mike Zuzolo, de Global Commodity Analytics.

C’est un signe rassurant plus d’un mois après la signature d’un accord bilatéral par lequel Pékin s’est engagé à augmenter drastiquement ses achats de produits agricoles auprès des États-Unis. La Chine a jusqu’à présent tardé à concrétiser ses engagements.

Voir aussi : Accord Chine-USA : 200 milliards de dollars d’importations supplémentaires (16/01/2020)

« La combinaison de ces deux informations laisse espérer aux acteurs du marché que les agriculteurs américains vont pouvoir écouler un peu plus de leur production à l’étranger dans les mois à venir », estime Jason Britt, de Central States Commodities.

Le coronavirus guide les cours

Concernant le maïs et le blé, plusieurs éléments poussent, selon lui, pour une hausse des prix à venir, comme les rumeurs sur la possible réduction des exemptions accordées à certaines raffineries aux États-Unis concernant le volume de bioéthanol, principalement produit à base de maïs, à intégrer dans leur production.

Les chiffres sur les ventes hebdomadaires à l’étranger correspondaient, quant à eux, à la fourchette basse des prévisions.

« Mais l’élément qui domine les marchés actuellement reste clairement le coronavirus, qui fait fortement pression et va sans doute continuer à guider les cours pendant encore quelque temps », souligne M. Britt. Cependant, prédit-il, « la simple réalité que les gens doivent manger et que les animaux doivent être nourris, va revenir un moment sur le devant de la scène ».

• Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,6800 dollars, contre 3,7450 dollars à la précédente clôture (–1,74 %).

• Le boisseau de blé pour livraison en mai, le plus actif, a fini à 5,2750 dollars, contre 5,3575 dollars mercredi (–1,54 %).

• Le boisseau de soja pour livraison en mai, le plus échangé, a terminé à 8,9500 dollars, contre 8,9200 dollars la veille (+0,34 %).

Voir aussi : cours et marchés agricoles pour la France avec analyses et tendances

AFP

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Blé et maïs en recul à la suite de Chicago

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