Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a indiqué que les ventes nettes de blé à l’étranger pour l’exercice 2019-2020 s’étaient établies à 594 600 tonnes lors de la semaine achevée le 15 août, soit une hausse de 29 % par rapport à la semaine précédente. Ces chiffres, supérieurs aux attentes des analystes, ont tiré vers le haut le prix de la céréale, qui souffre depuis plusieurs mois d’une faible demande.

Une « demande résiduelle »

Pour Steve Erdman, de EFG Group à Chicago, il s’agit plus d’une « demande résiduelle », faisant remarquer que les États-Unis ne sont pas un « exportateur dynamique » de blé. Par ailleurs, la tournée du cabinet Pro Farmer sur la qualité des cultures est arrivée à son terme. Ses analystes ont nettement revu à la baisse les prévisions de l’USDA sur les récoltes de maïs et de soja, mais seul le maïs a vu son prix monter jeudi.

Les investisseurs s’intéressaient en outre à la météo dans la principale région de production des États-Unis, alors que des températures légèrement en dessous des normales saisonnières sont annoncées dans les 6 à 10 prochains jours. « Il est encore trop tôt pour évoquer un risque de gelée, mais on en reparlera sans doute au début de septembre », a réagi Ryan Ettner, de la maison de courtage Allendale.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé à 3,7100 dollars, contre 3,7025 dollars mercredi (+0,20 %).

Le boisseau de blé pour livraison en décembre, le plus actif, a fini à 4,7175 dollars, contre 4,6900 dollars à la clôture précédente (+0,80 %).

Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, s’est établi à 8,6875 dollars, contre 8,7300 dollars la veille (–0,49 %).

AFP
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Le blé en léger recul

Les prix du blé reculaient très légèrement, jeudi en fin d’après-midi, après avoir testé mercredi des seuils de résistance, faute de nouveaux éléments susceptibles de venir soutenir les cours.