« D’après les premiers retours que nous avons eus, pour certaines parcelles très localisées et très exposées au vent d’est, très froid, l’impact pourrait être de 50 % », a précisé Christophe Château, directeur de la communication du Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) le 17 avril 2019.

Toute la Gironde touchée

Par ailleurs, contrairement à la grêle qui frappe généralement sur des couloirs de vigne très localisés, le gel a touché « tout le vignoble (Graves, Médoc, Entre-deux-Mers, Libournais, Nord Gironde), toutes les zones du département de la Gironde sont impactées, surtout dans les parties basses », selon le CIVB.

« Le gel a impacté un peu partout, mais de manière très ponctuelle, très diffuse », avec « y compris sur une même exploitation, une même parcelle, des parties fortement impactées, d’autres pas », a précisé Philippe Abadie, directeur en charge des entreprises et du développement à la chambre d’agriculture de la Gironde.

Une centaine d’hectares touchés à 80 %

De manière « très ponctuelle et très minoritaire, certaines parcelles ont été touchées à 80 % », a précisé M. Abadie, « notamment sur des zones gélives, traditionnellement sensibles au gel, comme dans des creux, près des forêts ». Il a notamment évoqué une centaine d’hectares touchés à 80 % dans le secteur de Budos, dans l’appellation Graves.

« Mais rien à voir avec le gel tardif de 2017 qui avait frappé le 27 avril, à une période critique, après la poussée des contre-bourgeons », a souligné Christophe Château, rejoignant l’avis de la chambre d’agriculture, qui rappelle toutefois qu’un recensement est toujours en cours.

En 2017, « 40 % de la récolte globale avaient été perdues et jusqu’à 100 % sur les vignobles les plus touchés », rappelle-t-on au CIVB. Deux nuits de gel printanier avaient fouetté le vignoble bordelais, avec des températures atteignant –5°, –6°, et sévi jusqu’aux vignobles des Charentes (Cognac), d’Alsace, du Jura.

AFP