La campagne de 2016-2017 devrait finalement s’achever avec un stock final de blé tendre proche de la moyenne des cinq dernières années, à 2,6 millions de tonnes (Mt), a annoncé le 11 janvier FranceAgriMer à l’issue de son conseil spécialisé pour la filière céréalière.

Certes, les exportations vers les pays tiers sont prévues en forte baisse comparée à la campagne de 2015-2016 : 4,8 Mt contre 12,6 Mt. Au 31 décembre 2016, seules 2,4 Mt de blé tendre ont été enregistrées pour l’exportation au 31 décembre 2016 contre 4,6  Mt l’an dernier à la même époque. « Les baisses significatives concernent l’Algérie (–53 %) et l’Afrique Subsaharienne (–33 %) », souligne Olivia Le Lamer, chef de l’unité des grandes cultures.

Présence du Yémen à l’importation

Mais ces chiffres-là ne doivent pas alarmer, selon elle, car le bilan du blé tendre s’affiche avec un stock quasi normal en fin de campagne. À noter, le Yemen, qui contribue à faire progresser le poste des exportations du blé tendre français, puisque le pays a importé 66 000 tonnes en décembre 2016 et déjà 30 000 tonnes au début de janvier 2017. « Il s’agit davantage d’une opportunité du fait des problèmes logistiques des autres pays », précise Olivia Le Lamer.

« On ne se retrouve pas dans une situation avec des quantités de blé sur les bras, confirme Rémi Haquin, président du conseil spécialisé des céréales. Et on ne prévoit pas d’importations fortes (environ 700 000 tonnes). » Selon lui, « on ne s’en sort pas si mal à l’export par rapport à la qualité que l’on avait suite à la moisson catastrophique ».

I.E.