Les récoltes de blé ne sont toujours pas terminées dans le Nord et l'Ouest à cause des pluies des derniers jours. Il reste encore à moissonner de 10 à 70 % des parcelles en Bretagne, Normandie, Picardie et Nord-Pas-de-Calais.

Ces variétés tardives sont mûres, mais les opérateurs ne sont pour l'instant pas trop inquiets : les blés ne sont pas couchés et aucune germination sur pied n'est à noter, mais l'humidité des lots est souvent proche des 17 à 18 %.

Les PS se sont déjà un peu dégradés mais comme ils étaient très hauts en début de moisson (79 à 80 kg/hl), ils devraient rester à des niveaux corrects, à peine en dessous de la norme de 76 kg/hl. Toutefois, il ne faudrait pas que le mauvais temps perdure.

« Les pluies empêchent aussi de déchaumer et de rentrer la paille », signale une coopérative dans le Nord. Une amélioration était annoncée cette fin de semaine, ce qui devrait permettre de bien avancer les chantiers en blé et de terminer enfin les colzas.

Les rendements du blé restent corrects mais très hétérogènes selon les types de sols : 80 à 100 q/ha en Nord-Pas-de-Calais, Picardie et Normandie, 65 à 77 q/ha en Bretagne. Les taux de protéines sont bons, sauf en Bretagne.

Déception en féverole

La déception vient surtout des féveroles, dont la récolte a débuté. Pour l'instant, les rendements sont mauvais, voire catastrophiques. Les températures fraîches de début juin ont pénalisé la première floraison, puis le coup de chaud a entraîné une coulure des fleurs du haut. Résultat : beaucoup de parcelles tournent autour des 20 à 25 q/ha, pour descendre parfois à 5 q/ha. « Elles ont grillé sur pied », lance un opérateur en Maine-et-Loire. C'est mieux dans les Côtes-d'Armor avec 42 q/ha. La qualité n'est pas toujours au rendez-vous et ne devrait pas toujours satisfaire le débouché de l'alimentation humaine.

I.E.