« Il serait beaucoup plus efficace de rendre possible le classement du blaireau en espèce nuisible », affirme la Coordination rurale. Le 23 mars 2018, le syndicat a adressé une lettre à Nicolas Hulot, lui demandant d’aménager la possibilité de classer le blaireau en espèce nuisible. Cela nécessite la révision de son statut dans la convention de Berne.

Selon la CR, le blaireau serait presque en surpopulation. « Outre les dégâts sur les cultures, il fait aussi des dégâts sur le matériel agricole du fait de l’affaissement des terriers, et des terrassements importants sur les parcelles et les chemins ruraux jouxtant les blaireautières. Il est aussi vecteur de tuberculose bovine », explique le syndicat.

Aujourd’hui, aucune indemnisation n’est possible pour les agriculteurs concernés.

« Des mesures de régulation insuffisantes »

Les préfets départementaux peuvent autoriser des opérations de régulation administratives des blaireaux, en cas de dégâts importants. De même, les propriétaires ou fermiers ont la possibilité de procéder à la destruction des blaireaux, dans des conditions encadrées, en cas de dommage avéré, en cours ou imminent.

« Mais ces mesures de régulations ne sont pas suffisantes », clame le syndicat. « Le classement du blaireau en espèce nuisible permettrait aux chasseurs et aux piégeurs de réguler les populations toute l’année. Cela réduirait sensiblement les dégâts agricoles », insiste la Coordination rurale.

Marie Salset