La FNSEA a annoncé sa démission du Haut-Conseil des biotechnologies (HCB) dans un courrier commun avec l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) le 24 janvier 2012, adressé au Premier ministre François Fillon.

Selon Pascal Ferey, vice-président de la FNSEA, « c'est une question d'inefficacité, je dirais même d'inutilité, qui ne peut plus être occultée avec les conclusions que vient de rendre le HCB sur la coexistence des cultures OGM et non OGM. Il faut rappeler que le HCB est composé d'un Conseil scientifique, qui rend des avis, et d'un Comité économique, éthique et social (CEES), qui formule des recommandations. C'est dans cette instance que siège la FNSEA. Or, la dernière recommandation du CEES met en évidence une fracture irréductible entre ceux qui recherchent un compromis équilibré, un dialogue constructif, et ceux qui, par dogmatisme, refusent – même au stade de la recherche et de l'expérimentation – le principe même de la coexistence. »

« Nos organisations se retirent de cette instance car elles refusent d'y investir autant d'énergie pour un si piètre résultat : nos représentants y sont au mieux, des spectateurs impuissants, au pire des alibis aux atermoiements de l'Etat sur les choix à opérer en matière de biotechnologies végétales », regrettent la FNSEA et l'Ania.

« Il appartient aux pouvoirs publics et au législateur de prendre leurs responsabilités et de lever les ambiguïtés qui subsistent », rappellent la FNSEA et l'Ania.

Ce courrier de démission, cosigné par la FNSEA et l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), s'ajoute à celui d'autres organisations telles que la CFDT, le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis), les Jeunes Agriculteurs.

Téléchargez la lettre de démission de l'Ania et de la FNSEA au Premier ministre François Fillon.

F.M.