Le vote de la commission « Envi » du Parlement européen dans le cadre du débat sur le projet de directive sur les biocarburants, prévoyant de limiter à 5,5 % l'incorporation de première génération dans les carburants, inquiète Sofiprotéol.

C'est un rapport sur les biocarburants de Corinne Lepage, députée européenne, qui prévoit cette limitation et constitue, selon un communiqué de Sofiprotéol du 11 juillet 2013, « un très mauvais coup porté à l'industrie du biodiesel, créatrice d'emploi, d'énergie renouvelable et de protéines » pour les élevages.

Cela représente une réduction de presque 50 % des objectifs de 10 % affichés par une directive européenne de 2009. Sofiprotéol indique que pour justifier cette limite le rapport de la députée s'appuie sur le facteur de changement indirect d'affectation des sols (Casi en français ou Iluc en anglais).

Le paramétrage actuel de ce facteur est remis en cause par Sofiprotéol, et certains chercheurs comme Alexandre Gohin, de l'Inra, sur le fait qu'il surestimerait les surfaces nécessaires à produire ailleurs dans le monde des cultures palliatives à celles réservées à l'énergie en Europe. Dans l'état actuel des choses, le Casi remet en cause la durabilité des biocarburants à base de colza en Europe.

Le vote de la commission « Envi » est un « mauvais signal » pour Sofiprotéol qui souligne que la filière du biodiesel a investi 1 milliard d'euros en France et emploie 20.000 personnes.

« L'orientation des débats sur les biocarburants dissuade les industriels d'investir, faute de stabilité de l'environnement réglementaire européen », affirme Jean-Philippe Puig, directeur général de Sofiprotéol, qui demande aux politiques de respecter les engagements pris dans la directive de 2009.

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Envi : Environnement, santé publique et sécurité alimentaire.