Les représentants européens des constructeurs de matériels, fournisseurs d’intrants ou encore organismes de protection des végétaux, réunis autour du Copa-Cogeca, ont dévoilé ce jour, lundi 23 avril, leur code de conduite sur le partage et l’utilisation des données agricoles. Ce code a pour objectif de clarifier les contrats entre les agriculteurs et leurs fournisseurs et d’offrir des garde-fous sur l’accès aux données et leur utilisation.

L’agriculteur est le seul maître

Les signataires de cette charte reconnaissent la nécessité de partager les données agricoles, notamment pour augmenter la performance des agriculteurs et des coopératives sans mobiliser de ressources supplémentaires. Le code de conduite attribue un rôle majeur à celui qui a généré ou collecté la donnée, en général l’agriculteur. Ce dernier doit contrôler l’accès des tiers à ses données et bénéficier de l’exploitation qui en est faite. Pour les données collectées sur une exploitation (robot de traite, console du tracteur…), l’agriculteur doit donc être le seul habilité à choisir les utilisateurs de ses données et à leur délivrer l’autorisation de les revendre à un autre prestataire.

Une charte de plus

Cette charte européenne est présentée deux semaines après celle de la FNSEA. Pour Alain Savary, directeur général d’Axema (syndicat des constructeurs et importateurs français), « trop de chartes tuent la charte. L’effort européen doit primer. C’est cette option que nous avons choisie au niveau d’Axema, au travers de notre représentation européenne via le Cema ».

Il reste à savoir quels seront désormais les effets de ces différentes chartes sur le terrain… Et laquelle prendra le pas sur l’autre dans l’Hexagone.

Corinne Le Gall