La direction générale de l'alimentation (DGAL) du ministère de l'agriculture va remettre à plat les normes du bien-être animal, a-t-elle annoncé jeudi à l'AFP, au lendemain d'une nouvelle vidéo d'une association dénonçant les conditions d'élevage des poussins.

« Le ministre va lancer une nouvelle stratégie de matière de bien-être animal, ambitieuse [...] et il est prévu de revoirtous les dispositifs de mise à mort sur toutes les filières », déclare Jean-Luc Angot, directeur général adjoint de la DGAL. Il s'agira plus particulièrement de faire évoluer les pratiques de « mise à mort des animaux en dehors des abattoirs » et « la question de la mise à mort des poussins dans les couvoirs, ainsi que ses alternatives, y sera traitée », complète le ministère.

Ce travail, mené en collaboration avec les éleveurs, va commencer à la fin de 2014 et pourra conduire à « faire évoluer éventuellement la réglementation européenne en la matière », a-t-il ajouté. « Ce sont des choses qui évoluent en fonction de l'évolution technologique et de la sensibilité du grand public », a poursuivi Jean-Luc Angot.

Les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux conditions d'élevage des animaux face aux campagnes de dénonciation menées par certaines associations, ou aux plaidoyers pour les animaux lancés par des intellectuels comme le récent livre du moine bouddhiste Matthieu Ricard « L'animal est une personne ».

Mercredi, l'association de défense des animaux L214, qui prône la fin de l'élevage, a publié sur son site une vidéo dénonçant les conditions de vie et de mort de poussins dans un couvoir du Finistère.