Le CIV (Centre d'information des viandes) a organisé mardi 27 mai un ''speed dating'' consacré au bien-être animal dans un restaurant parisien. Pendant sept minutes, un consommateur invité par le biais d'internet a posé, en face à face, ses questions à un éleveur (ou un commerçant en bestiaux). L'opération a été renouvelée quatre fois, avec beaucoup de curiosité et sans agressivité.

Trente consommateurs sont venus par roulement d'une demi-heure au rendez-vous du CIV. A quatre reprises, pendant sept minutes, chacun a pu poser ses questions au professionnel qui lui faisait face.

Six éleveurs et deux commerçants en bestiaux ont accepté cette rencontre. Nulle trace d'agressivité dans les questions posées, peu de référence à la vache folle ou à la fièvre catarrhale.

Ici, un gourmet interroge une éleveuse de porcs pour savoir comment élever un animal afin que sa viande reste tendre dans l'assiette. Là, un jeune parisien demande à un commerçant combien il a investi pour transporter sans stress ses animaux: «100.000 euros», répond le commerçant qui vient d'acheter un camion neuf.

Devant un autre consommateur, il expliquera que les images sordides d'élevage et d'abattoir parfois reprises dans des reportages à sensation ne reflètent pas la réalité du terrain.

Les éleveurs ont apprécié l'exercice: «Nous avons pu ''imagé'' notre travail, le rendre visible», dira l'un d'entre eux. Quant à un autre, il a conclu: «C'est peut-être une goutte d'eau ces 30 consommateurs, mais nous n'avons pas beaucoup d'endroits pour communiquer. Là, c'est très convivial, et bien rythmé, avec cette cloche qui sonne toutes les sept minutes, nous obligeant à répondre sans détour.»

M.-G. M.