Cet accord, qui permet d’optimiser les coûts logistiques, ne porte que sur une partie des tonnages envisageables à l’échange, « à peine 50 % », précise Thierry Desesquelles, directeur betteravier de Saint-Louis sucre.

Toutefois, le sucrier « salue cette première étape et se déclare prêt à poursuivre le dialogue pour les campagnes suivantes, afin de porter le volume des échanges au niveau des accords signés avec d’autres sucriers ».

Après la demande de l’Autorité de la concurrence (faisant suite à une plainte déposée par Saint-Louis sucre), Tereos a adapté ses contrats pour déverrouiller le marché de l’approvisionnement en betteraves sucrières sur la zone d’Eppeville/Roye en Picardie. Ce qui a rendu la possibilité à un planteur de devenir mixte. « Cela s’est concrétisé ensuite par des discussions entre Tereos et Saint-Louis sucre sur la question des échanges de betteraves », a précisé Thierry Desesquelles.

Le sucrier précise qu’il a conclu un accord de ce type avec Cristal Union en juin dernier.

5,2 millions de kilomètres évités

Le sucrier rappelle que « depuis plus de 15 ans, le système d’échanges de betteraves simplifie les opérations de collecte de betteraves pour les planteurs mixtes (planteurs livrant leurs betteraves à plusieurs sociétés sucrières) en leur offrant la possibilité de voir leurs betteraves enlevées par un seul sucrier. »

Ce qui aurait permis selon les estimations du SNFS (Syndicat national des fabricants de sucre), en 2014-2015, « d’éviter 5,2 millions de kilomètres de parcours routier », rapporte Saint-Louis sucre.

I.E.