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L’urgence « prive la filière ovine de lendemains »

Attaques de loup
 - L’urgence « prive la filière ovine de lendemains »
© Pixabay

Dans une lettre au Premier ministre, la Fédération nationale ovine (FNO) alerte de nouveau sur le danger vital que représente la prédation pour l’élevage ovin, et appelle à un plan loup « ambitieux » pour la période de 2018 à 2023 (1).

Le 11 octobre, le président de la République poussait les professionnels des filières agricoles à « se tourner vers l’avenir » et à « imaginer, collectivement, leur « offre » de demain ».

La FNO, en écrivant à Édouard Philippe, rétorque que les éleveurs de brebis « partagent pleinement cette volonté de regarder plus loin que l’urgence du présent ». C’est ce qu’ils ont déjà fait il y a 40 ans, après une grave crise, en s’engageant dans la contractualisation, en développant les signes officiels de qualité, afin de répondre aux attentes des consommateurs.

Une urgence « vitale »

« Seulement voilà, dans notre situation, aujourd’hui, l’urgence que nous avons à combattre pourrait bien nous priver de tout lendemain, expose la FNO. Car cette urgence est « vitale » : au-delà des difficultés économiques que nous rencontrons, au-delà de la fragilité de nos exploitations, c’est la survie même de nos troupeaux, face aux attaques incessantes des prédateurs, qui est aujourd’hui en question ! »

Un droit permanent des éleveurs à se défendre

« Seuls, désespérés, abandonnés face à ce danger », les éleveurs lancent un appel à l’aide au Premier ministre, expliquant avoir « besoin de sentir un État solidaire à nos côtés ». Pour cela, le syndicat réclame « une politique ambitieuse de lutte contre la prédation » au travers du « plan loup ».

« C’est un plan d’action national visant un objectif “zéro attaque” que nous sollicitons. C’est un droit permanent des éleveurs à se défendre, une simplification des procédures et un renforcement des outils de défense à notre disposition que nous sollicitons », conclut la FNO.

En 2016, plus de 10 000 ovins ont été tués dans des attaques attribuées aux loups, en particulier dans les Alpes et le sud de la France.

Les contributions au plan loup

Le syndicalisme majoritaire propose une « contribution au futur schéma de gestion de la présence du loup en France à partir de 2018 ».

Ce plan, que les professionnels proposent de rebaptiser « plan de pérennisation de l’élevage face à la prédation du loup et du lynx », intégrerait également le lynx, qui bénéficie du même statut que le loup et cause le même type de dégâts.

Des tirs plus faciles

Il s’agirait avant tout de reconnaître aux éleveurs le droit de défendre leurs troupeaux contre le loup. Ils proposent par exemple une simplification administrative concernant les tirs de défense, la suppression de l’effarouchement avant de procéder à des tirs, la possibilité de procéder à des tirs, y compris dans les parcs naturels…

Mais aussi, parmi d’autres mesures, la prise en charge à 100 % par l’État des moyens de protection contre le loup ainsi que des dégâts causés dans les stations expérimentales, la pérennisation de la brigade loup…

E.C.

(1) dont les lignes directrices pour la période 2018-2023 devraient prochainement être dévoilées.

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Commenter cet article 2 commentaires
FREDERIC THEPENIER

Ce sont des prédateurs carnivores : tout est dis . Maintenant la question voulons nous de l'élevage dans ces zones ou pas ? Il y a un choix à faire ...

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J CHARLES MONNIER

" C ' est un vrai dialogue de sourds..! !
Comment expliquer au premier ministre , avoir "besoin de sentir un état solidaire aux côtés des éleveurs avec un objectif ""zéro attaque"" , quand cette personne fait partie d'un gouvernement Pro-loup ...! !

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