L'assureur mutualiste français Groupama est redevenu bénéficiaire au premier semestre après deux exercices passés dans le rouge, marqués par des dépréciations qui l'ont contraint à céder des actifs et à réduire ses coûts.

Dans un communiqué publié vendredi, Groupama annonce un bénéfice net de 187 millions d'euros au premier semestre contre une perte nette de 87 millions un an auparavant.

« C'est le signe que le groupe a retrouvé le chemin de l'efficacité économique », a commenté à l'AFP le directeur général de Groupama SA, Thierry Martel. « La feuille de route qu'on s'était donné en termes de rétablissement de nos politiques techniques et de maitrise de nos frais généraux est respectée », a-t-il estimé.

Mis en difficulté par la dépréciation de ses obligations d'Etat grecques et par la chute des marchés actions, Groupama avait fini l'année 2011 sur une perte nette de 1,76 milliard d'euros. Au prix d'importantes cessions et d'une cure d'austérité, l'assureur avait ramené son déficit à 589 millions l'année suivante.

Au premier semestre de 2012, les résultats avaient été plombés par des éléments exceptionnels, notamment des pertes liées aux cessions et à des écarts d'acquisition.

En l'absence de ces éléments négatifs et grâce à une relative stabilité des activités opérationnelles et financières, le premier semestre est bénéficiaire.

En outre, « le plan de réduction des frais généraux suit sa trajectoire », précise M. Martel. Pour 2013, « notre priorité ce sont les métiers, c'est-à-dire l'amélioration de notre rentabilité technique et opérationnelle et une orientation très forte sur la satisfaction client et la qualité de service », indique-t-il.

En France, où l'assureur historique des agriculteurs réalise plus des trois quarts de son chiffre d'affaires, les revenus sont restés quasi stables (-0,7 %) à 7,7 milliards d'euros.

« Le seul facteur qui aujourd'hui nous est défavorable, ce sont les événements climatiques à répétition. Ce qu'on considérait être une mauvaise année devient maintenant une année standard », estime le directeur général.

L'assurance biens et responsabilité a progressé de 3,1 % en France, une croissance supérieure à celle du marché (+2,5 %), grâce à des hausses de tarifs en automobile, tourisme et habitation et à un développement sélectif du portefeuille, souligne le groupe.

« La priorité est au développement rentable, c'est-à-dire un développement plus mesuré avec des résultats techniques en amélioration malgré les événements climatiques multiples au premier semestre », a expliqué le directeur général délégué de Groupama SA, Christian Collin.