Un amendement en ce sens, cosigné par les députés du parti LREM, Sandrine Le Feur, Jean-François Cesarini, Barbara Pompili et Guillaume Gouffier-Cha, et soutenu par le sénateur Joël Labbé (RDSE), sera déposé pour la deuxième partie du projet de loi de finances pour 2020 (dépenses) prochainement examiné en commission.

50 millions d’euros à trouver

Cet amendement propose d’allouer 50 millions d’euros dans la mission agriculture du budget pour permettre cette expérimentation. Cette proposition intervient alors que la justice administrative a examiné ce lundi 14 octobre 2019, sur le fond, la demande de la préfecture de l’Ille-et-Vilaine d’annuler l’arrêté municipal du maire écologiste de Langouët.

« Au motif de préservation de la santé de leurs administrés, des maires et élus locaux prennent des arrêtés à 150 mètres, dépassant leurs prérogatives […] À l’opposé, le gouvernement envisage des distances minimales de 10 à 5 mètres, voire moins en cas de chartes locales, suscitant l’interrogation des citoyens », constate Matthieu Orphelin, appelant à mettre fin « à cette spirale d’incompréhension ».

« Sortir de ce débat sur les distances »

« Il faut avoir une réflexion plus générale, sortir de ce débat sur les distances, adopter une approche plus résolue et globale », a expliqué à l’AFP le député proche de Nicolas Hulot, siégeant au groupe Libertés et Territoires. Pour ce faire, il propose que l’État lance dès 2020 le déploiement de 200 territoires « Ambition + pour sortir des pesticides ».

« Sur ces 200 territoires (communes ou groupements de communes), des moyens nouveaux seront accordés aux agriculteurs et viticulteurs pour accélérer leur sortie des phytosanitaires », explique le député du Maine-et-Loire, évoquant « des changements de pratiques, des rotations des cultures, de nouveaux équipements ou expérimentations ou encore des zones sans pesticides de synthèse à bonne distance des habitations ».

AFP