Le ministre de l'Agriculture n'était pas en terrain conquis mercredi après-midi devant l'assemblée générale de la Fédération nationale bovine (FNB) aux Sables-d'Olonne (Vendée). L'assistance attendait des éclaircissements sur le montant de la future prime couplée à la vache allaitante.

« Je m'inscris en faux sur ce chiffre de 60 euros qui circule au-delà de la quarantième vache, a-t-il martelé. Ce sera 200 euros pour les quarante premières. Au-delà, ce ne sera pas 60 euros, ce sera plus. Jamais il n'a été dit, ni écrit, ni calculé un tel chiffre au ministère. »

Quand l'assistance a interpellé le ministre pour savoir quel serait le niveau de cette prime au-delà de la quarantième vache, Stéphane Le Foll a répondu que cela restait à discuter. Le ministre ne semble pas écarter la possibilité de cibler ces aides sur les éleveurs spécialisés.

Stéphane Le Foll a rappelé à la salle que le montant actuel de la PMTVA est de 170 euros. Il a aussi souligné que certaines exploitations détiennent plus de vaches que de primes, et inversement. Ce qui est une façon de poser la question de la référence du nombre de vaches que l'Hexagone retiendra. Et aussi celle de la prise en compte des génisses.

Plus globalement, le ministre a défendu la réforme en cours. Il a balayé les reproches qui fleurissent et affirment que cette réforme n'est pas en faveur de l'élevage. « L'aide aux protéines végétales, les 3 % qui iront à la modernisation des élevages, les aides couplées, les ICHN vont vers l'élevage. Cet accord ne résoudra pas tous les problèmes. »

Éric Roussel