« L'agriculture peut contribuer à l'indépendance énergétique de la Bretagne » car « la diversité des exploitations agricoles bretonnes représente une ressource durable en électricité », a martelé mercredi la FDSEA du Finistère dans un communiqué.

Ecowatt Bretagne prévient sur sont site internet du risque de coupure électrique sur la péninsule bretonne, placée en « alerte rouge » en ce mercredi 1er décembre, et appelle « les bretons (particuliers, collectivités, entreprises, associations, scolaires) à modérer leur consommation en électricité » aux périodes de pointe, le matin et entre 18 et 20 heures.

Le président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, estime qu'il est « affligeant que les élus et les pouvoirs publics ne fassent pas aboutir davantage nos propositions »  pour sécuriser l'approvisionnement électrique du Finistère.

Afin d'empêcher que la Bretagne ne soit « menacée par des coupures lors des périodes de grand froid » comme « chaque année », le syndicat finistérien appelle au développement des installations de cogénération en cultures sous serres, de méthanisation en élevage, et de panneaux photovoltaïques sur les toitures. La FDSEA demande de « lever les freins administratifs et réglementaires qui découragent le développement de ces différents dispositifs de production d'électricité ».

« Pour la cogénération – qui n'a pas d'impact financier pour l'Etat –, les agriculteurs souhaitent simplement avoir la possibilité de revendre, du 1er avril au 31 octobre, l'électricité produite sur le marché libre », insiste la FDSEA.

Et elle ajoute : « Les unités de méthanisation et les panneaux photovoltaïques contribueraient à atteindre l'objectif de 20 % de production d'électricité, à partir d'énergies renouvelables. »