« En Europe, les abeilles sont en bien meilleure santé que ne le suggèrent de nombreuses publications récentes », affirme Bayer CropScience, enquête COLOSS (1) à l'appui.

« De nouvelles données, collectées sur le terrain sur près de 400.000 colonies d'abeilles dans 21 pays européens et méditerranéens, montrent que les pertes de colonies d'abeilles domestiques à la sortie de l'hiver - un indicateur important de la santé générale des abeilles - ont atteint leur niveau le plus bas en 2013/2014 », souligne Bayer CropScience dans un communiqué diffusé le 14 août.

« COLOSS a publié de nouvelles données montrant que le taux global de mortalité des colonies d'abeilles durant l'hiver 2013/2014 était de 9 % en moyenne - un taux de pertes inférieur à 10 % étant considéré comme normal. Ce taux est à comparer aux taux de pertes allant jusqu'à 37 % enregistrés ces dernières années par différents pays. »

« Le coordinateur du groupe de travail de COLOSS, le Dr. Romée van der Zee, du Centre hollandais de recherche sur les abeilles, explique : "Plusieurs facteurs liés aux pertes de colonies d'abeilles semblent dépendre fortement des conditions météorologiques. En 2013, le printemps ayant été relativement froid, les colonies ont tardé à fermer leur couvain. Cela s'est traduit par une diminution du nombre de cycles de reproduction du varroa, et donc par une réduction du nombre de parasites."  Par la suite, un temps clément durant l'été a favorisé le butinage. »

Les néonicotinoïdes, « employés correctement, ne nuisent pas à la santé des abeilles »

« En décembre 2013, des restrictions sur l'utilisation des néonicotinoïdes sont entrées en vigueur en Europe, suite aux inquiétudes de la Commission européenne selon lesquelles cette famille de produits phytopharmaceutiques, utilisée pour lutter contre les ravageurs des cultures comme le maïs ou le soja, pourrait nuire aux abeilles. Or, comme l'ont montré de nombreuses études scientifiques d'évaluations des risques ainsi que des observations sur le terrain, les néonicotinoïdes utilisés de façon correcte et responsable, conformément aux instructions figurant sur les étiquettes, ne nuisent pas aux colonies d'abeilles en conditions réelles du terrain. »

« Il semble que l'on soit à la recherche d'un coupable unique pour expliquer la mauvaise santé des abeilles et les pertes de colonies, mais on ne peut pointer du doigt un seul facteur. Les abeilles doivent faire face à de multiples problèmes que sont les parasites et les maladies, la diminution des habitats pour le butinage et de mauvaises pratiques agricoles et apicoles. Or la pollinisation est importante pour l'agriculture et tous les partenaires impliqués, agriculteurs, apiculteurs et industriels, doivent être responsables de la sauvegarde des abeilles », déclare Annette Schürmann, directrice du Bee Care Center de Bayer. »

« Cette analyse est soulignée par une étude de référence publiée en mai 2014 lors d'une réunion de la Royal Society. Un groupe de chercheurs internationaux, dirigés par les professeurs Charles Godfray et Angela McLean de l'Université d'Oxford, a examiné des données et observations relatives aux insecticides à base de néonicotinoïdes et aux insectes pollinisateurs. Ils en ont conclu qu'il existait une faible corrélation géographique entre l'utilisation de néonicotinoïdes et le déclin des abeilles mellifères. »

Australie et Nouvelle-Zélande : « un secteur apicole en bonne santé »

« Ces conclusions ont été confirmées par des observations faites en dehors de l'Europe. Un rapport parlementaire sur la santé des abeilles, publié en juillet 2014 en Nouvelle-Zélande par le Primary Production Committee, confirme qu' "il n'existe actuellement aucune preuve d'un problème [de déclin des colonies] en Nouvelle-Zélande, bien que ces pesticides [à base de néonicotinoïdes] soient couramment utilisés ici sous forme d'enrobage des semences et de pulvérisation foliaire. Il nous a été rapporté que, lorsque des cas isolés de pertes de colonies faisaient l'objet d'une enquête, la cause semblait être davantage liée au varroa ou au manque de nourriture qu'à l'usage des pesticides. " Le rapport souligne par ailleurs que la production et les exportations de miel sont en augmentation. »

« Les autorités réglementaires australiennes ont également enquêté sur l'effet potentiel des traitements des semences à base de néonicotinoïdes sur la santé des abeilles. Leur rapport « Les néonicotinoïdes et la santé des abeilles mellifères en Australie », publié en mars 2014, confirme que l'introduction des néonicotinoïdes en Australie s'est avérée utile à plusieurs niveaux, notamment pour une meilleure qualité sanitaire des cultures et pour une augmentation des rendements. Le rapport note également que ces produits présentent un profil beaucoup plus favorable aux êtres humains (et aux autres mammifères) que les anciens produits qu'ils ont remplacés », précise encore Bayer CropScience.

(1) COLOSS (Prevention of honey bee COlony LOSSes/Prévention des pertes de colonies d'abeilles mellifères) est une association à but non lucratif de recherche sur les abeilles composée de plus de 360 scientifiques professionnels de 60 pays, indique Bayer CropScience.