Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Bilan remarquable » pour le premier plan EcoAntibio

Antibiorésistance
 - « Bilan remarquable » pour le premier plan EcoAntibio

Sur les cinq dernières années, l’exposition globale des animaux aux antibiotiques a diminué de 36,6 %, selon le « suivi annuel des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques en France en 2016 », réalisé par l’Agence nationale du médicament vétérinaire et publié par l’Anses le 5 octobre 2017.

« Le recours aux antibiotiques critiques a également baissé : de 81,3 % pour l’exposition aux céphalosporines de dernières générations, et de 74,9 % pour l’exposition aux fluoroquinolones toutes espèces confondues, par rapport à 2013 », constate l’Anses dans un communiqué.

Diminution de 41,8 % par rapport à 2011

La tendance à la baisse du recours aux antibiotiques (1), observée en médecine vétérinaire, se confirme : 530 tonnes d’antibiotiques ont été vendues en 2016, soit une diminution de 41,8 % par rapport à l’année 2011, année de lancement du plan EcoAntibio 2017.

L’exposition globale des animaux aux antibiotiques a diminué de 36,6 % ces cinq dernières années, et ce, pour toutes les espèces (bovins : –24,3 % par rapport à 2011, porcs : –41,5 %, volailles : –42,8 %, lapins : –37,6 %, chats et chiens : –19,4 %).

« Rester mobilisé »

Les actions menées par les éleveurs et vétérinaires (limitation de l’utilisation des céphalosporines en filière porcine, modules de formations destinés aux éleveurs, guides de bonnes pratiques, chartes interprofessionnelles, mesures réglementaires…) et le plan EcoAntibio 2017 ont permis d’atteindre les objectifs. Pour autant, l’Anses comme les pouvoirs publics appellent à « rester mobilisé pour une utilisation prudente et responsable des antibiotiques en médecine vétérinaire ».

Les données du réseau d’épidémiosurveillance de l’antibiorésistance des bactéries pathogènes animales (Résapath), animé par les laboratoires de Lyon et de Ploufragan-Plouzané de l’Anses, permettront d’évaluer si la diminution du recours à l’ensemble des familles d’antibiotiques s’accompagne cette année d’une diminution des phénomènes d’antibiorésistance.

La colistine sous étroite surveillance

Une publication de novembre 2015 décrivant le premier mécanisme de résistance à la colistine transférable par plasmide a conduit à la mise en place d’une surveillance renforcée pour cet antibiotique.

Le second plan EcoAntibio (Action 12) vise une réduction de 50 % en cinq ans de l’exposition à la colistine en filières bovine, porcine et avicole en prenant comme référence l’exposition moyenne des années 2014-2015.

Après une augmentation jusqu’en 2007, l’exposition à la colistine a peu évolué entre 2008 et 2011, puis a diminué sur les cinq dernières années : en 2016, une diminution de l’exposition de 55,1 % a été observée par rapport à l’année 2011.

Entre 2014-2015 et 2016, l’exposition a diminué de 43,4 % pour les bovins, de 51,6 % pour les porcs et de 26,7 % pour les volailles.

E.C.

(1) La surveillance des ventes d’antibiotiques est l’une des sources d’informations importantes utilisées pour l’évaluation et la gestion des risques en matière d’antibiorésistance. Chaque année, l’Agence nationale du médicament vétérinaire réalise un suivi des ventes des antibiotiques vétérinaires. Les céphalosporines de troisième et quatrième générations et les fluoroquinolones sont considérées comme particulièrement importantes en médecine humaine car elles constituent parfois l’un des derniers recours pour le traitement de certaines maladies infectieuses chez l’homme.

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Nos dernières vidéos

Sélectionné pour vous

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Déguster et améliorer son vin 

39€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER