« La couverture numérique constitue une urgence absolue mais au-delà des effets d’annonce, c’est bien l’aumône que l’on pourrait offrir aux territoires ruraux sans une clarification des objectifs en la matière », explique Familles rurales.

« En effet, dès 512 kb/s (réception difficile des courriels, coupures téléphoniques récurrentes et pas d’accès au service TV), les opérateurs considèrent fournir ce « haut débit ». Autant féliciter dès aujourd’hui l’État de couvrir 99,7 % des lignes accessibles à cette technologie ! », estime le mouvement Familles rurales.

« Sans clarification du gouvernement sur la définition du haut débit et de ses usages, les annonces faites constitueraient une régression par rapport au plan France à très haut débit. Si le mouvement reste persuadé que la fibre demeure l’avenir de nombreux territoires (au moins un point d’accès dans chaque bourg), il n’en est pas moins conscient que la construction de ce réseau pour tous, prendra plus de trois ans. »

C’est la raison pour laquelle, Familles rurales demande au gouvernement de « considérer le haut débit comme efficient à partir de 8 mégas. À défaut, les territoires ruraux et péri-urbains resteront prisonniers d’usages d’un autre temps alors que l’État leur impose une longueur d’avance qu’il s’agisse de numérique, de services publics ou de transports ».