La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a signé jeudi le décret et l’arrêté interministériel pour le classement des trois espèces d’ambroisies nuisibles pour la santé (ambroisie à feuille d’armoise Ambrosia artemisiifolia, ambroisie trifide Ambrosia trifida, ambroisie à épis lisses Ambrosia psilostachya).

« Ces deux textes très attendus seront des outils puissants pour lutter contre ces fléaux sous trois angles :

  • Maîtriser l’introduction de ces espèces dans les écosystèmes,
  • Surveiller leur apparition et leur implantation,
  • Permettre aux préfets d’engager des opérations de lutte contre les foyers installés ou en cours d’installation, y compris dans les propriétés privées », indique le ministère dans un communiqué le 6 avril 2017.

Les risques pour la santé humaine sont liés aux allergies sévères provoquées par le pollen d’ambroisies, « qui touchent 6 à 12 % de la population française », selon le communiqué du ministère de l’Écologie.

Les plantes sont, elles, envahissantes. Elles se développent « principalement sur des sols nus ». Le ministère rappelle donc que « les écosystèmes riches et diversifiés […] participent à la lutte naturelle contre les espèces exotiques envahissantes ».

A. Cas.