La onzième semaine pour les alternatives aux pesticides a débuté le 20 mars 2016 et se déroulera jusqu’au 30 mars. Cette opération annuelle vise à promouvoir les alternatives aux pesticides et à informer sur les risques des pesticides de synthèse au travers de centaines de manifestations partout en France et dans une vingtaine d’autres pays.

À cette occasion, le ministère de l’Agriculture a décidé de faire un focus sur les fermes Dephy. En effet, alors qu’au niveau national, le recours aux produits phytosanitaires – en particulier herbicides et fongicides – a augmenté ces dernières années (+5,8 % entre la période 2011-2012-2013 et la période 2012-2013-2014 et +9,4 % entre 2013 et 2014), le réseau des fermes Dephy a diminué, entre 2012 et 2014, le nombre de traitements moyen (IFT) de 10 % en grandes cultures et polyculture-élevage, de 12 % en arboriculture et en viticulture, de 15 % en cultures légumières, de 38 % en horticulture et de 22 % en canne à sucre.

1 900 fermes pilotes

Le réseau est composé de 1900 fermes pilotes dans leurs méthodes de diminution et d’alternatives aux pesticides en agriculture, réparties sur tout le territoire de France métropolitaine et d’outre-mer et couvrant six grandes filières de production (grandes cultures, polyculture-élevage, cultures légumières, arboriculture, viticulture, horticulture).

« Rotations optimales, diversité des cultures, maintien des éléments de biodiversité dans le paysage, taille des parcelles, les “fermes Dephy” sont un réseau pilote de groupes volontaires d’agriculteurs qui ont engagé leurs exploitations dans une démarche de réduction du recours aux produits phyto, expérimentent des systèmes de culture économes et partagent leurs bonnes pratiques », complète le ministère.

Le plan Ecophyto 2 lancé en 2008 et réorienté en 2015 prévoit la réduction de 50 % du recours aux phytos en 10 ans. Pour cela, un élargissement progressif du réseau à 3 000 exploitations, avec une ouverture vers d’autres collectifs impliqués dans l’agroécologie, est prévu.