Les algues vertes constituent « une équation à plusieurs inconnues » et faire porter la responsabilité au seul secteur agricole « n'est rien d'autre que de l'obscurantisme », ont souligné la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) du Finistère, mercredi, dans un communiqué.

Les syndicats expliquent que la Chine, Cuba, les fjords de Norvège, les lagunes de Venise et de Tunis, et le Sénégal sont des régions du monde qui sont confrontées aux échouages d'algues vertes. Le développement des ulves « n'est donc pas une spécificité bretonne ».

« Il faut que les “écolos intégristes”, chers à notre président de la République, cessent de stigmatiser l'agriculture bretonne sur le problème des algues vertes. La région de Saint-Nazaire, où la production hors sol est quasi absente, est également concernée par des marées vertes », ajoutent la FDSEA et les JA du Finistère.

« Il est évident que d'autres facteurs interviennent dans le développement et la prolifération des ulves. Sauf qu'aucune étude scientifique ne permet d'établir de façon certaine ces paramètres », poursuivent les syndicats

Ainsi, pour Thierry Merret, président de la FDSEA, « agriculteurs et scientifiques intègres doivent s'associer et mener, ensemble, des projets d'expérimentation de grandeur nature pour déterminer scientifiquement les paramètres à l'origine du développement des algues vertes (flux de nutriment notamment de la Loire et de ses affluents, courantologie, urbanisation...) ».

« Les producteurs des bassins versants concernés sont extrêmement malchanceux de s'être installés dans ces périmètres. Parce qu'une des plages est concernée, ils subissent des mesures coercitives non justifiées agronomiquement, qui mettent en péril leur exploitation ! Pire, ils savent que ces actions n'auront pas les effets escomptés sur le développement des algues, puisque le problème n'est pas étudié dans sa globalité ! », affirme Olivier Billon, président des JA.

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