Les plans de lutte contre les algues vertes par bassin versant (BV) dans le Finistère ne sont pas encore finalisés, que « l'Administration avance à marche forcée au détriment du bon sens et de la concertation avec la profession », déplore la FDSEA 29, mardi dans un communiqué.

« Aujourd'hui, souligne le syndicat, la seule obligation, résultant de l'arrêté n° 2010-1037 du 21 juillet 2010 relatif aux BV algues vertes, pour les exploitations est de déclarer les flux d'azote produits et échangés sur les BV concernés, et uniquement sur ces territoires. »

L'administration régionale va au-delà de la réglementation, s'offusque la FDSEA, en s'entêtant selon elle « à copier-coller la procédure expérimentale des Côtes-d'Armor » : elle exige pour l'instant sur les BV de la baie de Douarnenez, de celle de Concarneau et du Douron, des mesures sur les reliquats d'azote, « et cela sans concertation avec la profession », constate la FDSEA. « Les services de l'Etat n'ont même pas daigné évaluer l'intérêt et la pertinence de l'étude des résultats costarmoricains, alors même qu'ils s'étaient engagés à le faire ! »

« Empressement de l'Administration, non-respect des engagements de l'Etat, absence de concertation avec la profession », pour la FDSEA, ces méthodes sont « inacceptables et irrespectueuses vis-à-vis des agriculteurs. [...] On ne s'y prendrait pas mieux pour décourager la profession, et réduire à néant tout le travail déjà réalisé, et en cours, avec les exploitants sur les territoires concernés », fustige le syndicat.

La FDSEA dénonce encore plus l'attitude de certains organismes de services, qui, sur la base des ces déclarations et y voyant une possibilité d'arrondir leur chiffre d'affaires, « s'empressent déjà de démarcher les exploitants concernés. Il est honteux de profiter de cette situation, alors même que ces exploitants ont eu la malchance de s'être installé sur ces BV algues vertes ! », dénonce la FDSEA du Finistère.