Dans un communiqué paru le 22 mai 2017, la Coordination rurale Nouvelle-Aquitaine dénonce « le manque de communication sur l’état des paiements, l’absence de simulation déterminant le montant des paiements pour chaque agriculteur et la pression quotidienne de l’Administration et des banques. » Une quarantaine d’agriculteurs ont manifesté ce même jour, à l’Agence de services et de paiement (ASP) de Bordeaux, puis au Salon de l’agriculture organisé par le Conseil régional.

Un « échange constructif »

Les manifestants ont fait part à Alain Rousset, président du Conseil régional, de leurs inquiétudes sur « l’abaissement du plafond des aides bio, la lenteur de traitement des dossiers et des paiements qui n’arrivent pas. » Jugé constructif par le syndicat, l’échange a permis aux agriculteurs d’exprimer leurs difficultés financières.

« Les agriculteurs en bio s’adaptent et investissent, mais les aides ne suivent pas, regrette le syndicat. Même si un calendrier des aides du premier pilier a été communiqué, la situation reste intolérable pour les aides du second pilier, notamment pour le bio. » La Coordination rurale constate que « malgré tout cela, les contrôles sur les exploitations vont bon train et les agriculteurs doivent se justifier pour les aides qu’ils n’ont toujours pas perçues. »

Quatre exigences

Aussi, le syndicat demande-t-il que les agriculteurs soient exemptés de contrôle tant que les aides ne sont pas soldées. Il exige de l’ASP et de la Région qu’ils communiquent efficacement sur les paiements versés et à venir. La CR souhaite également que les agriculteurs puissent évaluer et consulter l’état des versements sur le site Telepac. Et que des engagements soient pris sur des délais de paiement, indispensables à la trésorerie des exploitations agricoles.