Lundi 17 juillet, l’Union européenne et le Brésil ont déposé devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) une proposition conjointe pour limiter les déséquilibres commerciaux liés aux subventions publiques accordées aux agriculteurs. C’est la Commission européenne qui l’a annoncé.

« La proposition suggère de mettre les membres de l’OMC sur un pied d’égalité en limitant les subventions agricoles qui provoquent des distorsions dans les échanges commerciaux », explique l’exécutif européen dans un communiqué. Selon la proposition européo-brésilienne, les aides devront être corrélées à la taille du secteur agricole dans chaque pays.

Pas de limites de subventions pour les plus pauvres

Les deux parties, qui sont deux des principaux producteurs de produits agricoles dans le monde, proposent également de prendre en compte les « besoins spécifiques » des pays les plus pauvres. Les pays les moins développés pourraient ainsi être exemptés de toute limitation dans les subventions.

D’autres pays, en développement, auraient plus de marges de manœuvre et pourraient « prendre plus de temps pour s’adapter ».

La proposition s’attache également à s’ajuster en fonction des secteurs, en particulier celui du coton, « étant donné son importance dans de nombreux pays en développement ». Cette annonce du Brésil et de l’UE se fait en amont de la 11e conférence ministérielle de l’OMC prévue en décembre à Buenos Aires.

Donner l’exemple

« Cette proposition devrait amener les autres membres de l’OMC à suivre notre exemple et donc à assurer une uniformisation des règles du jeu pour tous les agriculteurs sur les marchés locaux, régionaux et mondiaux », a assuré Phil Hogan, commissaire européen à l’Agriculture, cité dans le communiqué.

La Colombie, le Pérou et l’Uruguay ont déjà exprimé leur soutien à cette proposition, ajoute la Commission.

AFP