Les Régions de France se sont engagées, le mercredi 12 juin 2013, avec les ministères de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire, à accompagner les modernisations et développements en cours et à venir dans l'agroalimentaire, où quelque 750 projets ont été recensés pour un montant de 2,7 milliards d'euros.

Ce « pacte pour l'investissement productif » doit mobiliser les ressources disponibles au travers des différents mécanismes pour soutenir un secteur qui emploie 600.000 salariés dans 13.000 entreprises – dont de très nombreuses PME.

« L'agroalimentaire est stratégique pour l'emploi », ont fait valoir les deux ministres Stéphane Le Foll et Guillaume Garot, cités dans un communiqué, en accueillant le président de l'Association des Régions de France, Alain Rousset.

Outre la Banque publique d'investissement (BPI), qui ajoute le secteur à ses priorités et doit lui apporter une enveloppe spécifique – dont le montant reste à préciser – les Régions et l'Etat pourront aussi mobiliser le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), doté de 10 milliards d'euros par la prochaine Pac 2014-2020, et toutes les aides destinées aux projets de recherche et d'innovation.

« Un accord a été conclu pour que des crédits du Feader soient affectés dans chaque Région au soutien à la compétitivité des industries agroalimentaires » en simplifiant l'accès des entreprises à ces crédits, affirment les ministères.

Quant à la BPI, estime M. Garot, « c'est son rôle » d'aider à renforcer la compétitivité des industries agroalimentaires.

Le gouvernement a souhaité qu'elle finance en partie, au côté de privés, la création d'un fonds de modernisation des PME du secteur.

Les fermetures de sites industriels se sont accélérées ces derniers mois et le dernier en date est l'abandon programmé de l'abattoir Gad à Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui emploie 850 personnes.

« Tous les projets recensés ne nécessitent pas un accompagnement », note-t-on au ministère et d'autres sont peut-être passés sous le radar des pouvoirs publics ou pourront surgir.

Pour mettre en oeuvre ce pacte d'investissement, un « référent agroalimentaire ayant une vision d'ensemble sur les actions régionales » dans ce domaine sera désigné par chaque conseil régional et travaillera avec ceux nommés par l'Etat en janvier, précisent les ministères.