Le ministère de l’Agriculture indique, dans une note Agreste publiée le 12 juillet 2017, que l’excédent commercial agroalimentaire atteint 126 millions d’euros en mai. Il recule de 235 millions d’euros par rapport à la même période en 2016. Les exportations gagnent 272 millions d’euros, soit 6 %, sur un an, mais cela ne compense pas la hausse des importations, de plus de 508 millions d’euros, soit 11 %.

Encore une baisse de l’excédent

« Avec les pays tiers, l’excédent s’établit à 276 millions d’euros, en baisse de 102 millions d’euros par rapport à mai 2016, indique le ministère. Les importations se sont accrues de 208 millions d’euros sur un an, soit 16 %. Cette progression concerne aussi bien les produits bruts, notamment les graines oléagineuses, que les produits transformés. » Parallèlement, les exportations augmentent de 6 %, soit 106 millions d’euros, mais pas suffisamment pour annuler la hausse des importations.

Les ventes de produits transformés enregistrent de bons résultats, avec des chiffres en hausse de 310 millions d’euros. En revanche, les produits voient leurs chiffres dégringoler de 203 millions d’euros sur un an, du fait de la chute des ventes de céréales de 197 millions d’euros et 1,3 million de tonnes. « Le déficit commercial en produits bruts se creuse ainsi de 300 millions sur un an, tandis que l’excédent des échanges de produits transformés progresse de 198 millions d’euros. »

Avec l’Union européenne (UE), le solde des échanges enregistre un déficit de 150 millions d’euros, qui se creuse de 133 millions d’euros par rapport à mai 2016. Une dégradation qui résulte de la hausse des importations de près de 300 millions d’euros, soit 10 %, et dont le bond fait plus que compenser la progression des exportations de 166 millions d’euros, soit 5 %. « Cette croissance des importations concerne en quasi-totalité les produits transformés, au premier rang desquels les produits laitiers (+84 millions d’euros sur un an), mais aussi les viandes (+49 millions d’euros) ».

Beaucoup moins de céréales exportées

En mai toujours, le solde des échanges de produits agricoles bruts est déficitaire de 244 millions d’euros, et en net recul sur un an : 311 millions d’euros de moins qu’en mai 2016.

Avec 1,1 milliard d’euros, les exportations perdent 202 millions d’euros, soit 15 % par rapport à l’an dernier. « Au premier rang des produits bruts exportés, les céréales voient la valeur de leurs exportations reculer de 186 millions d’euros sur un an, précise la note Agreste. En particulier, les volumes exportés diminuent de 1,1 million de tonnes pour le blé tendre et de 0,2 million de tonnes pour le maïs suite aux mauvaises récoltes de 2016. »

Les importations représentent près de 1,3 milliard d’euros et sont en hausse de 109 millions d’euros, portées par les achats d’oléoprotéagineux et plus particulièrement de graines de colza. Les achats de pastèques et de melons progressent, principalement en provenance du Maroc.

Davantage de produits alimentaires envoyés

L’excédent des échanges de produits transformés atteint 370 millions d’euros en mai 2017. C’est 76 millions d’euros de plus qu’en 2016 le même mois. « L’aggravation du déficit commercial avec l’UE est plus que compensée par la hausse de l’excédent avec les pays tiers, indique le ministère. Respectivement 122 millions d’euros de moins et 198 millions d’euros de plus. »

Les exportations, qui représentent un peu moins de 4 milliards d’euros, progressent de 475 millions d’euros. Les produits alimentaires voient leurs expéditions augmenter de 19 %, soit 120 millions d’euros. Parallèlement, la valeur des importations, d’environ 3,6 milliards d’euros, grimpe de 399 millions d’euros. Une hausse qui concerne surtout les produits laitiers (+91 millions d’euros), les produits alimentaires (+71 millions d’euros) et les viandes (+50 millions d’euros sur un an).