À l’approche du lancement de l’édition de 2017 de la Semaine de l’industrie, l’Ania (1) demande aux candidats à la présidentielle de s’engager sur trois points clés qu’elle décline en douze propositions dans un communiqué de presse du 17 mars. Les relations avec les agriculteurs sont évoquées dans le premier point intitulé : « Recréer de la valeur dans la filière de l’alimentation en assurant des relations apaisées entre tous les acteurs. »

Ce premier engagement est détaillé en quatre propositions. La première consisterait à créer « un grand ministère de l’alimentation » dont le but serait « d’accompagner efficacement toute la filière ». De quoi faire de l’ombre au ministère de l’Agriculture, voire à l’englober dans une plus grosse entité.

Remise en cause de la LME

Dans la deuxième proposition, l’Ania veut revoir la réglementation autour de la LME (2). Elle propose à ce sujet de partir d’une approche « filière alimentaire » et de remettre le produit plutôt que le prix au cœur des négociations commerciales. La quatrième proposition invite, elle, à « questionner le droit à la concurrence, notamment au niveau européen, pour que le dogme du prix et l’intérêt à court terme du consommateur ne viennent pas mettre en péril l’intérêt à long terme du salarié ».

Les deux autres grands sujets abordés dans le communiqué sont : « recréer de la confiance avec les entreprises agroalimentaires » et « redonner des marges de manœuvres économiques et relancer les exportations ». Sur les exportations justement, la proposition de l’Ania consiste à « mettre en place un guichet unique, des moyens humains et financiers pour reconquérir notre leadership à l’international ».

1) Association nationale des industries alimentaires.

2) Loi de modernisation de l’économie.