Rappelant que la France perd des parts de marché à l’international, l’Association nationale de l’industrie alimentaire (Ania) martèle dans un communiqué du 21 avril 2017 sa volonté de soutenir le développement des exportations de la production des entreprises agroalimentaires. Elle cite le service statistique du ministère de l’Agriculture, Agreste, qui en février dernier assurait que l’excédent des échanges agroalimentaires français est tombé à son plus bas niveau depuis 1994, à 321 millions d’euros, soit un recul de moitié par rapport à février 2016.

Améliorer la balance commerciale

« Il est impératif que la France regagne des parts de marché à l’international et améliore sa balance commerciale, lance Jean-Philippe Girard, président de l’Ania. Nous devons augmenter le nombre d’industries alimentaires positionnées à l’exportation, favoriser leur investissement sur les marchés étrangers et accompagner nos entreprises dans leurs démarches. »

L’Ania choisit de voir le verre à moitié plein, estimant que les perspectives de croissance à l’exportation sont nombreuses : « Sur les deux premiers mois de l’année 2017, par rapport à la période équivalente de 2016, les exportations de produits agroalimentaires ont progressé de 5 %, assure-t-elle. Les contributions les plus significatives concernent notamment les boissons, le café, le thé, les biscuits mais aussi les jus de fruits. La France reste le quatrième exportateur de biens alimentaires transformés, derrière les États-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas, et ses produits sont largement appréciés et reconnus pour leur excellence par les consommateurs étrangers. »

Deux projets pour aider les entreprises

En vue d’inciter les entreprises à « oser l’aventure internationale », l’Ania lance deux nouveaux projets. Le premier est un programme d’accompagnement sur deux ans pour renforcer la présence des entreprises agroalimentaires en Chine. Car les exportations françaises ont progressé de 15 % en 2016 par rapport à 2015 pour atteindre 1,86 milliard d’euros. La Chine représente 4,2 % des exportations agroalimentaires françaises, ce qui correspond environ à un tiers des exportations vers l’Asie. Les principaux produits expédiés sont les vins et spiritueux, les produits laitiers et les viandes de boucherie.

Le second projet consiste à la mise en place d’un « Club export agroalimentaire » avec Business France.

Selon l’Ania, de nombreuses entreprises ne savent pas à qui s’adresser pour surmonter les problématiques de l’exportation. La création d’un club permettrait de mutualiser les informations, de prospecter, et de défricher de nouveaux marchés.