« Après la réouverture du marché turc aux exportations de bovins français, c’est au tour de la Chine de lever son embargo sur le bœuf français dans les six prochains mois. La FNSEA salue la diplomatie économique française qui a permis cette réouverture, offrant de nouveaux débouchés aux éleveurs », indique le syndicat vendredi dans un communiqué.

« L’agriculture française doit gagner en compétitivité pour que ces opportunités assurent une rémunération aux producteurs. De nombreux signaux alertent sur la baisse de compétitivité du secteur agricole en Europe et dans le monde », alerte la FNSEA.

Perte de parts de marché à l’exportation

« Alors que la France était le second exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires au début des années 1990, elle se place aujourd’hui à la 6e place. Les parts de marché détenues par ce secteur dans le monde sont passées de 7,7 % en 2000 à 4,8 % en 2015. Concernant le marché européen, elles sont passées de 12,5 % en 2000 à 7,9 % en 2015 ».

« Il est temps d’entendre ces différents signaux et de s’attaquer aux causes de cette baisse de compétitivité », estime la FNSEA.

« Une meilleure rémunération permettrait aux agriculteurs de renouer avec l’investissement affecté à la modernisation et à l’innovation, deux éléments indispensables pour s’adapter aux nouveaux défis. Ils seraient alors en capacité de répondre à tous les marchés, et d’être compétitifs tant sur le territoire français qu’à l’international. Pour ce faire, les industries doivent pouvoir aussi se moderniser outils des industries agroalimentaires françaises ».

Tendre vers plus d’harmonisation européenne

De plus, « les chiffres montrent que nos principaux concurrents sont les États membres de l’Union européenne. Tendre vers plus d’harmonisation européenne mettrait fin aux distorsions de concurrence qui plombent les exploitations agricoles françaises ».