En cinq ans, l’association pour la promotion d’une agriculture durable, l’Apad, a vu le nombre de ses adhérents grimper en flèche, passant d’une poignée d’agriculteurs à plus de 350 en 2015. Convaincus qu’un sol vivant est le fondement de la durabilité, ces agriculteurs s’engagent dans le non-travail du sol, des couvertures permanentes et des rotations de longue durée. Néanmoins, les surfaces restent faibles, environ 2 % en France.

« On sent une dynamique grâce à l’impulsion agro-écologique du ministre, mais il faut amplifier le mouvement ! », a souligné Benoît Lavier, président de l’Apad, lors de l’assemblée générale de l’association, le 2 février à Montargis.

Le principal frein au développement de ce système reste culturel, le labour étant toujours bien ancré dans les mentalités. Sur le plan technique, le président de l’Apad reconnaît que « tout n’est pas calé, nous avons besoin de progresser avec des partenaires sur les itinéraires, notamment sur les variétés ou la dynamique de l’azote ».

Du local à l’international

Pour coller aux problématiques locales, les membres de l’Apad se fédèrent en associations régionales, neuf actuellement. Au niveau international, l’association a initié le « Global conservation agriculture network », un réseau qui regroupe des associations d’agriculteurs sur tous les continents, avec l’ambition de peser sur les négociations internationales.

Aude Richard