Le bio est passé à la vitesse supérieure, s’est réjoui Didier Perréol, président de l’Agence bio, en présentant mercredi les chiffres définitifs de la bio au 31 décembre 2015. Avec 28 884 exploitations (+9 % par rapport à 2014), 1,375 million d’hectares (+23 % par rapport à 2014) et un marché de 5,76 milliards d’euros (+15 %), l’année 2015 a connu un décollage.

En 2015, toutes les filières ont été concernées par le développement des conversions, principalement les grandes cultures (70 000 ha en première année de conversion) et les élevages ruminants (140 000 ha de surfaces fourragères en conversion).

L’année 2016 s’annonce sous les meilleurs auspices, avec plus de 3 200 nouveaux producteurs qui se sont notifiés auprès de l’Agence bio entre le 1er janvier et le 15 mai 2016. En déduisant les 450 arrêts sur ce même premier semestre (retours au conventionnel ou arrêts), ce sont 2 750 nouvelles exploitations engagées. Comme l’an dernier, les conversions ont été les plus nombreuses en grandes cultures (650 exploitations), en bovins laitiers (530 nouveaux élevages) et en bovins à viande (380 nouveaux élevages).

Du pain 100 % bio français en 2017

À la fin de 2015, sur 1 375 000 ha cultivés en mode de production biologique, soit 5,11 % de la SAU cultivées, 1 062 833 ha étaient certifiés bio et 312 000 ha en cours de conversion. Sur ces hectares en conversion, 80 700 devraient être certifiés en 2016 et 226 000 ha certifiés en 2017. Bien que seulement 2,5 % des surfaces de grandes cultures soient cultivées en bio, le secteur attire de nouveaux producteurs avec 70 000 ha en première année de conversion en 2015. À la fin de 2017, selon l’Agence bio, les meuniers français devraient pouvoir s’approvisionner totalement en blé bio français et répondre à la croissance du marché.

Si l’Agence bio s’est contentée de faire un observatoire du développement du bio, la profession risque de s’emparer de ces chiffres pour demander un renforcement des aides financières à la conversion et au maintien.

Sophie Bergot

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