L’indice de confiance des agriculteurs européens, publié par le Copa-Cogeca, est repassé dans le positif au premier trimestre de 2017. Cet indice est passé de –10 points au premier trimestre de 2016 à +3 cette année. Dans neuf des dix pays concernés par ce sondage, les agriculteurs sont plus optimistes sur leurs perspectives économiques, indique le communiqué du syndicat européen du 24 août. Les questionnaires ont été réalisés de janvier à avril. Les résultats doivent être pris avec précaution. En effet, ils ne prennent pas en compte la baisse des prix et les résultats définitifs des moissons.

Les Français moins optimistes que les Européens

L’indice de confiance des agriculteurs français a enregistré une hausse de près de 7 points. Il s’approche de 0 mais reste négatif. « La chute des prix des produits agricoles combinée aux coûts de production a été identifiée comme le problème principal, suivi par les réglementations environnementales, les conditions climatiques, la réduction des aides, la concurrence étrangère et enfin, les problèmes sanitaires importants pour l’élevage mais aussi sur les cultures », analyse le Copa-Cogeca à propos de l’agriculture française.

La France est le seul pays dont l’indice de confiance sur la situation actuelle reste négatif. Ils avoisinent les dix en Suède et au Danemark, proche de cinq pour l’Italie, la Pologne, la Roumanie et le Royaume-Uni.

Les regards tournés vers le futur

Si les agriculteurs français ne sont pas satisfaits de la situation actuelle, ils sont plus confiants pour le futur. Ce second indice, qui s’établissait à –4 il y a un an, atteint maintenant 9 points. Le Danemark est le pays qui se projette le plus positivement dans l’avenir avec un indice de confiance de 20. À l’inverse, celui des Anglais reste négatif à –6 points. « L’environnement politique depuis le vote du Brexit apparaît comme l’élément déterminant dans la perte de confiance à moyen terme », précise le Copa-Cogeca.

T.D.

L’indice de confiance du Copa et de la Cogeca est calculé deux fois par an à partir des résultats des enquêtes nationales réalisées auprès de 8 000 agriculteurs.