Depuis le mois d’avril, les experts savaient déjà qu’on ne reverrait pas en 2018 le record de l’année précédente. Un épisode de gel violent et tardif a mis à mal les abricotiers, et la production de fruits était déjà attendue en baisse de 14 % le mois dernier. Dans sa dernière note de conjoncture sur le secteur, le ministère de l’Agriculture confirme cette baisse, mais alerte surtout sur la qualité.

Aucune variété épargnée

Noyaux fendus, taux de sucre bas : la chute de qualité, note le ministère, « concerne aussi des variétés qualitatives de type Orangered ».

Le ministère a par ailleurs abaissé encore un peu sa prévision concernant le volume national de production qui devrait s’établir à 135 600 t, soit 15 % de moins que l’année précédente, 8 % de moins par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Culture en perte de vitesse en deçà des Pyrénées, dynamisme au-delà

Les surfaces d’abricotiers baissent en France, « conséquence d’arrachages plus importants dans le Vaucluse », d’après le ministère.

En revanche, du côté espagnol, on plante à tours de bras. La production ibérique devrait bondir cette année de 38 % par rapport à 2017, principalement en raison d’une forte augmentation de surface. « La demande, souligne le ministère, est pour l’heure orientée sur le produit espagnol. »

Les producteurs français d’abricots subissent l’influence de leurs voisins méditerranéens de manière marquée depuis quelques années. En 2017, les excédents de production avaient déjà entraîné les prix vers le bas.

I. Logvenoff