Dans une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) demande l'interdiction totale de l'usage des néonicotinoïdes, y compris l'acétamipride et le thiaclopride.

Le 11 février, l'Unaf a indiqué, lors de sa conférence de presse annuelle, que la production nationale de miel était encore en baisse (inférieure à 15.000 t). Si les conditions climatiques déplorables de 2013 sont en partie responsables, le syndicat apicole estime que les pesticides employés, notamment sur colza et tournesol, sont également responsables.

C'est pourquoi, jugeant la récente interdiction partielle de trois néonicotinoides (imidaclopride, clothianidine et thiamethoxam) un premier pas important mais insuffisant, les apiculteurs ont fait parvenir le 10 février 2014 une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture. Ils demandent l'application du principe de précaution et le retrait total de ce type d'insecticides du marché.

L'Unaf souhaite l'extension de l'interdiction de ces trois substances actives à toutes les cultures, notamment les céréales à paille.

Elle aimerait également que les institutions européennes saisissent rapidement l'Efsa sur l'évaluation du thiaclopride et de l'acetamipride.

Une révision profonde de l'arrêté du 28 novembre 2003 sur la mention abeille est par ailleurs demandée par l'Unaf afin de renforcer le dispositif d'interdiction des produits phytosanitaires en période de floraison. « Nous espérons que le ministre de l'Agriculture va maintenir la mention et la durcir », informe Olivier Belval, président de l'Unaf.

Céline Fricotté