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/ Actualités / Viticulture / réforme UE : Paris et Madrid décidées à faire front commun contre le projet de la Commission Publié le mardi 05 juin 2007 - 15h49
La France et l'Espagne sont disposées à faire front commun contre les propositions de la Commission européenne sur la réforme de l'organisation commune de marché (OCM) du vin, ont déclaré lundi à Madrid les ministres de l'Agriculture des deux pays, Christine Lagarde et Elena Espinosa.
«Nous nous sommes engagées, à partir du 4 juillet, à avoir des réunions bilatérales pour obtenir un front commun, et je ne doute pas que nous allons y parvenir», a déclaré la ministre espagnole, lors d'une conférence de presse commune.
«Nous travaillons main dans la main», a ajouté son homologue française après avoir déclaré adhérer aux propos de la ministre espagnole.
La réforme de l'OCM vin doit notamment préconiser l'arrachage de 200.000 hectares de vignes, pour mettre fin à la surproduction dans l'UE, une proposition qui divise les pays membres.
Les ministres se sont retranchées derrière le fait que ces propositions ne seront officialisées que le 4 juillet pour ne pas s'opposer officiellement au plan de la Commission. «Nous allons réserver nos commentaires à une date ultérieure, lorsque nous aurons précisément les propositions de la Commission», a déclaré Christine Lagarde.
La ministre de l'Agriculture s'est également rendue lundi au Portugal où elle a rencontré son homologue, Jaime Silva. Le Portugal, qui assurera la présidence de l'UE au second semestre 2007, ira «le plus loin possible pour arriver à un consensus à la fin de la présidence» sur la réforme de l'OCM vin, selon le ministre portugais.
Il a souligné la nécessité d'une réforme de la politique vitivinicole «qui garantisse que l'UE continue à être leader sur le marché européen et le marché mondial». «Nous ne pouvons pas perdre la course face aux vins du Nouveau monde. C'est notre défi principal», a-t-il déclaré.
Jaime Silva a également estimé que l'arrachage ne «peut pas être généralisé et laissé à la discrétion des agriculteurs» et s'est prononcé contre une «libéralisation brutale».«Nous ne pouvons pas mettre fin aux règles du jour au lendemain et dire que le marché va décider de tout,» a-t-il ajouté.
Parmi les autres dossiers importants de la présidence portugaise, M. Silva a cité la discussion sur la restructuration du secteur du sucre en septembre, et le débat sur le «bilan de santé» de la Pac en octobre.
Les ministres français et portugais se sont félicités de la «tradition de consensus entre les deux pays sur les grandes questions agricoles» et leur communauté de vues sur ces dossiers en particulier.
A propos du bilan de santé de la Pac, qui arrive à échéance en 2013, Mme Lagarde a souligné que les principes de «la stabilité, la sécurité et la non remise en cause des accords passés» devaient être respectés.
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