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Vins bio en vrac

Leurs prix atteignent le double de ceux des vins conventionnels (cotations Inter-Rhône)

Publié le mardi 08 mars 2011 - 17h11

En février, le prix moyen d'un côtes-du-rhône conventionnel du millésime 2010 a été de 105 €/hl quand les vins de cette même AOC, issus de vignes certifiées en bio, se sont échangés à 237 €/hl ! Et le même mois, les vins des parcelles en conversion se sont vendus à 126 €/hl. Tels sont les enseignements des premières cotations de vins bio fournies par Inter-Rhône, l'interprofession des vins d'appellation de la vallée du Rhône.

 

Cette organisation a mis en place l'an passé un nouveau contrat pour les vins en vrac dans lequel les opérateurs doivent spécifier s'ils sont en production conventionnelle, en bio ou en conversion. Ce nouvel outil permet d'avoir une analyse fine du marché.

 

« Environ 4.500 ha, soit 5,8 % de notre vignoble est certifié bio ou en cours de conversion », expliquait, au début de février, Brice Eymard, le responsable du département économique d'Inter-Rhône. « Des domaines importants et des caves coopératives arrivent sur ce marché. Le vrac se développe. Il devient intéressant de le coter. »

 

C'est désormais chose faite. Pour les côtes-du-rhône, le côtes-du-rhône villages mais aussi les « satellites » (costières-de-nîmes, lubéron, ventoux et grignan les adhémar) et quelques crus (crozes hermitage, gigondas, tavel, vacqueyras), l'interprofession fournit le détail du prix et des volumes échangés en vrac des trois catégories de vins. Systématiquement, les vins bio sont mieux valorisés que les conventionnels.

 

En février, 258.476 hl de côtes-du-rhône rouge conventionnel se sont échangés en marché du vrac, contre 3.961 hl de vins en conversion bio et 3.231 hl de bio certifié.

 

A.A.

Les commentaires (1)

Titre

mercredi 09 mars 2011 - 11h23

Question mal posée: les prix sont plus élevés: OK. Mais qu'en est il du volume de production, des charges (main d'oeuvre)et au final, est ce que le viticulteur gagne mieux sa vie?(marge nette). Quand on aborde un sujet, il faut en présenter tous les aspects; en bien ou en mal, sinon cela devient la désinformation si on oriente le sujet dans un sens plus que dans un autre (grande mode écologiste en ce moment en ce qui concerne l'agriculture où on trompe l'opinion en ne disant pas tout)

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