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Vigne OGM de Colmar

500 bouteilles de bordeaux bio en vente pour soutenir les faucheurs

Publié le lundi 19 septembre 2011 - 17h49

Plus de 500 bouteilles de vin de Bordeaux bio ont été expédiées par bateau en Bretagne ce week-end. Leur vente doit permettre de soutenir les 62 faucheurs qui seront jugés à la fin de septembre à Colmar pour l'arrachage en août 2010 de plans de vignes OGM à l'Inra de cette ville.

 

C'est ainsi que les faucheurs du collectif anti-OGM de la Gironde ont répondu à l'initiative de collectifs anti-OGM bretons, a expliqué Jacky Berrahil, faucheur bordelais.

 

Les bouteilles, offertes par des producteurs bio du département, sont parties dimanche en fin de soirée de Bordeaux, à bord du voilier « Le Notre-Dame de Rumengol », qui ralliera la Bretagne.

 

Le vin sera ensuite vendu à des associations bretonnes et la recette servira à soutenir les faucheurs qui comparaîtront les 28, 29 et 30 septembre prochains devant le tribunal correctionnel de Colmar, a poursuivi M. Berrahil. Lui-même avait participé à la destruction des plants. Il figurera parmi des prévenus.

 

Cette vente marque « le soutien » de viticulteurs « qui dénoncent eux aussi l'utilisation des OGM » dans l'agriculture, a-t-il souligné.

 

Le 15 août 2010, 62 faucheurs anti-OGM avaient arraché des plants de vignes, cultivés à l'Inra de Colmar dans le cadre d'une expérience sur le court-noué, une maladie virale de la vigne transmise par des nématodes dans le sol.

 

Le 17 janvier 2011, la cour d'appel de Colmar a condamné le militant anti-OGM Pierre Azelvandre à un mois de prison avec sursis et plus de 50.000 euros de dommages et intérêts pour avoir saccagé une première fois, en septembre 2009, les 70 plants de vigne OGM de la station.

 

Rappelons que ces ceps transgéniques (les greffons étant issus de la sélection classique) étaient cultivés à des fins expérimentales uniquement, dans l'espoir de mieux connaître les mécanismes infectieux du virus du court-noué. Les scientifiques espéraient pouvoir tirer beaucoup d'enseignements de cet essai, pour finalement combattre plus facilement ce virus extrêmement difficile à atteindre, par des techniques OGM, ou non.

 

Le deuxième saccage avait été fatal à l'essai de Colmar, le matériel végétal expérimental perdu, alors que les conclusions des chercheurs allaient probablement conclure au peu de bénéfice apporté par la technique OGM pour lutter contre le virus et son vecteur.

 

 

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B.V.

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