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Vigne OGM/Colmar

Sursis requis contre le faucheur Pierre Azelvandre

Publié le mardi 30 novembre 2010 - 17h18

La procureur de la cour d'appel de Colmar a requis lundi de la prison avec sursis contre un militant anti-OGM, Pierre Azelvandre, qui avait coupé 70 plants de vigne transgénique de l'Inra en septembre 2009.

 

Dans sa réquisition, Madeleine Simoncello n'a pas précisé de durée, alors que Pierre Azelvandre avait été condamné à 2.000 euros d'amende et un euro symbolique de dommages et intérêts en première instance, le 19 novembre 2009.

 

L'Inra a de son côté demandé 50.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice matériel et un euro pour préjudice moral. Le jugement a été mis en délibéré au 17 janvier 2011.

 

Pierre Azelvandre, 47 ans, a répété que son geste était destiné à provoquer un débat public sur les organismes génétiquement modifiés face au « silence » qu'il reprochait à l'Inra sur son expérimentation menée depuis 2005 à Colmar.

 

M. Azelvandre a affirmé avoir effectué « une cinquantaine de recours » devant la justice pour tenter de mettre fin à l'expérience de l'Inra, mais n'ayant obtenu aucun résultat, il est passé à l'action et a sectionné les plants transgéniques.

 

Il avait été reconnu coupable en première instance de « destructions de biens destinés à l'utilité publique », un délit passible de trois ans et demi de prison et 45.000 euros d'amende.

 

Jean Masson, le directeur de l'Inra, a, quant à lui, précisé que ses recherches étaient menées « sans but commercial » et qu'elles étaient destinées à fournir des informations à la science. L'expérience devait lutter contre le court-noué, une maladie virale qui attaque la vigne. Il a rappelé que cet essai OGM était encadré par un comité de suivi, une instance qualifiée de « supercherie » par Pierre Azelvandre.

 

Les vignes transgéniques sectionnées avaient pu être récupérées grâce à des greffes. Mais 62 faucheurs anti-OGM ont de nouveau tout arraché le 15 août. L'Inra n'a pas encore pris de décision quant à une éventuelle reprise de cette expérience.

 

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Les commentaires (1)

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mercredi 01 décembre 2010 - 10h43

La prison avec sursis ne sert à rien pour ce genre de délit. Par contre octroyer à l'INRA (organisme public au service de tous de surcroît) ce quelle demande en réparation de son préjudice ne serait que justice et calmerait ce genre d'individu qui se croit tout permis, alors que nous sommes "censés" être un pays de droit!

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